Fanzine Hildegarde 20

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Sommaire
Éditorial, page 3
Nietzsche, page 4
Gwendoline Desnoyers, page 5
La Tempérance, Thomas Perino, page 6
Hors de l’enfer, hors de la force du chaos, Pacôme Thiellement, page 7
Mathurin Louis, page 10
Sandra Martagex, page 11
Chien-dent, page 12
Vida Gabor, L’Apothicaire, page 14
Les Douze Guérisseurs et autres remèdes, Edward Bach, page 15
Saint-Gervais les Bains, page 16
Un Piteux Horace, Horace, page 17
Calendriers Lunaire, page 18
Pascale Mam Tonerre, page 20
Lettre de l’autre endroit que l’endroit réel, Elïa Moraline, page 21
A Antonin Artaud, Antonio Verdejo, page 23
Gwendoline Desnoyers, page 25
Mathilde Payen, page 26
Comment savez-vous que la terre est ronde ?, Georges Orwell, page 27
Il est temps, Domenica Di Donato, page 30
Female VIII, Marie-Adelyne, page 32
Metamorfosis, Adrian Marcucci, page 33
Havre, Céline Maltère, page 34
La Miséricorde, Rabi Wakid, page 35
Tristan, Frantisek Kobliha, page 36
Véronique Supersonique, page 37
Desdelomas Primitivo, Adrian Marcucci, page 41
La Théorie des humeurs, page 42
La Grande traversée, Moïra Forest, page 43
L’envolée, Guillaume Decock, page 44
L’homme et l’Univers, Précis de médecine chinoise, page 45
Lapinothéraphie, Michel Lascault, page 46
Arlette à Malibu, Filipo Tetedevo, page 47
Mathilde Payen, page 48
L’Intelligence en péril de mort, extrait, page 49
Placebo, Michel Meyer, page 50
Fleurs de bâche, Philip K. Dick, extrait de Siva, page 52
Contact, Montage d’A.P d’après Johnny Cosmos, Page 54

Editorial
Dieu est dans les poils de mes narines. Le monde entier se déploie
lorsque j’inspire de l’air. La première rencontre que fait l’air en mon
intérieur, ce sont les poils de mes narines. Faire exister cette zone
m’apparaît comme une évidence. Mon nez, mon palais, sont le
royaume de Dieu.
Lorsque je concentre mon être ici, à cet endroit de mon visage, il
apparait que c’est là le lieu de la création du monde. Les sensations du
frottement de l’air contre les poils de mes narines vont envoyer des
messages électriques à mon cerveau et mon cerveau va les interpréter.
Quand je pars de mon nez, je sens qu’au fur et à mesure de son chemin,
l’air crée tout ce que je vois, ce que je pense, ce que je ressens et que
tout dépend de la manière que j’ai de le faire entrer à l’intérieur de mon
corps et de l’accueillir. Si nous respirons si mal (il parait que nous ne
savons plus respirer), c’est peut-être parce que nous avons peur que
l’air nous trahisse un jour, alors que ça ne peut pas arriver. Il est là
partout, se tenant prêt, à pénétrer de petits poumons hurlants venant
de voir la lumière du jour.
Alice m’a dit que l’on meurt sur une inspiration. L’air nous ouvre les
yeux. Dieu, s’il est quelque part en moi, c’est forcément dans les poils
de mes narines. Peux-tu les sentir danser lorsque tu inspires ? Si oui,
ne cherche plus, tu as trouvé Dieu.
Sub

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